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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 18:45



L'Homme assis sur la pierre en tailleur
Sculpte les heures.
Ses yeux couleur fontaine s'informent
Des formes.
Ses mains suivent courbes, pleins, creux, déliés,
Pour ne pas oublier.
Ses doigts modèlent autant d'instants présents
Qui sont déjà passés.

Sous le souffle du vent,
Sur ce Maître de pierre, sur ce Maître du Temps,
Le sillon de la mémoire passe
Se gravant sur sa face.


Quand la foudre et le feu
Scelleront leur union sur la pierre du Destin,
Il pourra s'abreuver librement
Au "sein-bol"
De ce nectar de l'élixir de Vie
Qui engendrera le fruit
De son désir d'éternité.

Alexandra Lisbonne

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 17:06


Nous errons dans les rues

Chasseurs la nuit venue.

Pas besoin d'armes

Pour assouvir nos âmes.

 

Nous choisissons nos proies

Avec flegme et sang froid

Mais c'est votre sang chaud

Qui nous mène au chaos.

 

Au domaine du fictif

Vous porterez nos griffes

Au sein de notre chair

Vos larmes seront amères.

 

Au hasard d'un regard

On surgit de nulle part

Et quand nous prend l'envie

On vous ravit vos vies.

 

Démons et merveilles

De vos nuits sans sommeil

Nous glissons vers l'abîme

Avec nous sur la terre

L'enfer a fort à faire.

 

Alexandra Lisbonne

 

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 16:23

Vous n'ètes plus là,

Déjà l'automne et dehors il fait si froid,

Je suis seule, assise devant un feu de bois,

Je vous revois,

Votre absence pèse un poids si lourd,

J'attends impatiemment votre retour

De vous à moi.

 

Même si votre souvenir me peine,

Si mes larmes vous gènent,

Sachez que je vous aime;

Même si je suis l'ombre de moi-même,

Fantôme trainant mes chaînes,

Sachez que je vous aime.

 

Vous n'ètes plus là,

L'hiver arrive et je suis transie de froid,

Toujours seule à noircir des feuilles et des feuilles,

Je vous écris,

Alors que l'encre brûle sous mes doigts,

Mon coeur s'enflamme pour vous encore une fois,

De vous à moi.

 

Même si votre souvenir me peine,

Si mes larmes vous gènent,

Sachez que je vous aime;

Même si je suis l'ombre de moi-même,

Fantôme trainant mes chaînes,

Sachez que je vous aime.

 

Vous n'ètes plus là,

C'est le printemps et je suis remplie d'effroi,

Toujours seule avec mes appels au secours,

Ecoutez-moi,

J'implore la clémence de votre Amour,

J'aimerais tant vous voir une dernière fois,

De vous à moi.

Alexandra Lisbonne

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 13:49

 Je suis terre assombrie car les Hommes m'ont trahie;

J'étais Mère nourricière, ils m'ont rendue désert;

Ils ont fait ressortir leurs pulsions meurtrières

Pour qu'éclate au grand jour leur Folie sanguinaire.

 

Les Hommes se sont battus sous couvert de Patrie,

Ils se sont tous maudits, puis ils se sont détruits;

Mais eux seuls ont créés des pays, des frontières

En oubliant trop vite que je suis Terre entière.

 

Ils se sont enchaînés à leur avidité

S'appropriant sans gêne le meilleur de mes plaines;

Ils voulaient toujours plus, même s'il fallait tuer

Par désir du pouvoir ils se sont massacrés.

 

Comme les Hommes m'ont salie, abîmée, puis meurtrie;

Ils ont entreposé au sein de mes entrailles

Des pièges mutilateurs, des morceaux de métal

Et m'ont rendue complices de leurs odieux supplices.

 

Ils inventent sans cesse des machines à tuer,

Mais si les Hommes un jour faisaient tout sauter

En se servant sans crainte de leurs armes secrètes...

Les Hommes sont assassins, ils vont tuer nos destins.

 

Ils oublient trop souvent que nos vies sont reliées,

C'est de moi qu'ils sont nés, je suis leur destinée;

Même si leurs jeux guerriers ne se comptent qu'en années,

Que peuvent-ils y gagner... Moi j'ai l'Eternité.

 

Certains Hommes ont compris et je vois que surgit

Une lueur d'espoir de mon corps dépotoir,

Ils ne sont qu'une poignée sur qui je peux compter,

J'espère qu'un jour prochain mon calvaire prendra fin;

 

Que les rivières de sang se tarissent enfin,

Que les larmes des enfants ne coulent plus en vain

Par peur du lendemain, par crainte du prochain;

Que je devienne enfin: Terre Promise pour chacun.

 

Alexandra Lisbonne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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